Comprendre
Définitions des indicateurs
Chaque indicateur affiché sur la carte, sur la fiche de potentiel d'une toiture et dans le simulateur est défini ici. La même définition apparaît derrière le « ? » posé à côté de chaque chiffre.
- Surface totale de la toiture
- Surface du pan de toiture en tenant compte de sa pente. Un toit incliné à trente degrés porte environ quinze pour cent de surface de plus que l'emprise au sol qu'il couvre.
- Surface exploitable
- Surface qui reste une fois retirée une bande de cinquante centimètres le long de chaque bord du pan. C'est la surface sur laquelle des modules peuvent être posés.
- Pente moyenne
- Inclinaison du pan par rapport à l'horizontale, exprimée en degrés.
- Orientation des pans
- Direction vers laquelle chaque pan est tourné, comptée en degrés depuis le nord et donnée aussi en point cardinal. Une toiture à deux pans en porte deux, opposées : elles sont nommées l'une et l'autre, car leur moyenne ne veut rien dire. Le plein sud reçoit le plus de soleil sous nos latitudes.
- Pan principal
- Pan qui porte la plus grande surface exploitable de la toiture. C'est celui sur lequel une installation se dimensionne en premier, et son orientation commande l'essentiel de la production.
- Meilleur pan
- Pan qui reçoit le plus de soleil par mètre carré et par an. Ce n'est pas toujours le plus grand : quand on ne peut pas équiper toute la toiture, c'est celui-ci qu'on équipe en premier.
- Irradiation solaire dans le plan du pan
- Énergie solaire moyenne reçue chaque année par un mètre carré du pan, dans le plan incliné du pan et non à l'horizontale : la pente et l'orientation sont déjà comptées, c'est pourquoi un pan bien exposé reçoit davantage qu'un sol plat au même endroit. Source PVGIS SARAH3, période 2005 à 2023, centre commun de recherche européen.
- Production solaire potentielle
- Électricité qu'une installation photovoltaïque posée sur ce pan produirait en une année, dans les conditions de la station météorologique la plus proche.
- Puissance crête estimée
- Puissance maximale des modules installables sur la surface exploitable, dans les conditions normalisées d'essai. Elle donne la taille de l'installation.
- Part autoconsommée
- Part de la production que vous consommez au moment même où elle est produite. Elle est calculée heure par heure, en croisant la production du toit et votre courbe de charge : rien n'est stocké dans une batterie.
- Part des besoins couverts
- Part de votre consommation annuelle que la production solaire couvre. Elle se distingue de la part autoconsommée, qui rapporte la même énergie à la production et non aux besoins.
- Coût total d'investissement
- Acquisition et installation du matériel, toutes taxes comprises, pour la tranche de puissance concernée. Le raccordement au réseau est compté à part.
- Coût de raccordement
- Montant indicatif du raccordement au réseau public de distribution, demandé au gestionnaire de réseau. Il varie fortement selon la distance au réseau et la puissance ; le devis du gestionnaire fait seul foi.
- Frais annuels d'exploitation et de maintenance
- Assurance, entretien et provision pour le remplacement de l'onduleur, ramenés à l'année, toutes taxes comprises.
- Coûts annualisés nets de l'investissement
- Tout ce que l'installation coûte sur sa durée de vie, aides déduites, divisé par cette durée de vie. C'est ce qu'il faut comparer aux recettes et aux économies annuelles.
- Recettes annuelles liées aux aides
- Prime à l'autoconsommation, versée en cinq fractions annuelles, et aides locales éventuelles, ramenées à l'année. La prime nationale est nulle depuis le 5 juin 2026.
- Recettes annuelles de revente
- Électricité injectée au réseau multipliée par le tarif d'achat en vigueur. Au-delà de 1 600 kWh par kilowatt crête et par an, l'injection n'est plus rémunérée.
- Économies sur la facture
- Électricité que vous ne payez plus, parce que vous la produisez : part autoconsommée multipliée par le prix de l'électricité.
- Temps de retour sur investissement
- Nombre d'années au bout desquelles les recettes et les économies cumulées couvrent l'investissement. Le calcul tient compte de la perte de rendement annuelle des modules, de l'indexation du tarif d'achat et de la fin du contrat d'achat.
- Évaluation de la rentabilité
- Lecture du temps de retour sur deux seuils paramétrés : favorable en deçà du premier, moyenne entre les deux, défavorable au-delà ou en son absence.
- Émissions de CO2 économisées
- Énergie produite ou économisée dans l'année, multipliée par le facteur d'émission de l'énergie qu'elle remplace : l'électricité consommée en France pour une installation photovoltaïque, le gaz ou l'électricité pour un chauffe-eau solaire, selon ce qui est remplacé. Exprimée en kilogrammes équivalent CO2 par an ; le facteur employé est nommé dans « Hypothèses et sources ».
- Équivalent en foyers alimentés
- Production annuelle divisée par la consommation d'électricité d'un foyer de référence, paramètre daté de l'agglomération. C'est un ordre de grandeur pour se représenter la production, pas un raccordement : l'électricité produite alimente d'abord le bâtiment qui la produit, et le surplus part sur le réseau.
- Comparaison des deux scénarios
- Le même toit calculé en revente totale et en autoconsommation avec revente du surplus, côte à côte : gain annuel, temps de retour et gain sur la durée de vie. Les deux emploient les mêmes paramètres, seule la destination du kilowatt heure change.
- Production mensuelle
- Répartition de la production sur les douze mois de l'année type, comparée à la consommation et à la part consommée sur place. Un mois de juin produit environ trois fois ce que produit un mois de décembre, et c'est ce que le graphique montre.
- Surface de capteurs recommandée
- Surface de capteurs solaires thermiques adaptée au nombre de personnes du foyer, dans la limite de la surface de toiture disponible.
- Puissance thermique
- Puissance des capteurs solaires thermiques, en kilowatts : c'est ce qu'un installateur dimensionne. L'énergie réellement livrée en une année est donnée à part, en kilowattheures.
- Énergie utile annuelle
- Chaleur réellement livrée à l'eau chaude sanitaire en une année, pertes du circuit et du ballon déduites.
- Aides mobilisables
- Aides publiques applicables à un chauffe-eau solaire individuel, déduites du coût de l'installation. Elles ne sont pas celles du photovoltaïque : ni tarif d'achat, ni prime à l'autoconsommation, puisque rien n'est injecté au réseau.
- Frais annuels
- Entretien annuel du chauffe-eau solaire : contrôle du circuit primaire, du fluide caloporteur et de la régulation. Aucun onduleur n'entre ici, une installation thermique n'en comporte pas.
- Économies sur la facture
- Énergie que la chaudière ou le ballon électrique ne consomme plus, parce que le soleil la fournit : énergie utile annuelle multipliée par le prix de l'énergie remplacée.
- Temps de retour sur investissement
- Nombre d'années au bout desquelles les économies cumulées, aides déduites de l'investissement, couvrent la dépense. Les frais d'entretien annuels en sont retranchés.
- Parcelle cadastrale
- Section et numéro de la parcelle du cadastre sur laquelle le bâtiment ou le parking est implanté. C'est la référence que demandent les services de l'urbanisme.
Les coefficients, tarifs et facteurs d'émission qui entrent dans ces indicateurs sont des paramètres versionnés : ils sont listés avec leur source et leur date sous chaque résultat du simulateur, dans « Hypothèses et sources ».